Hit & Miss s01e01

Episode 1 -
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Nous sommes en pleine période de fin de saison mais l’été n’est pas un désert pour le sériephile et des nouveautés y apparaissent, parfois même empreintes d’un supplément de prise de risque. C’est le cas pour la chaîne anglaise Sky Atlantic qui lance sa toute première production originale cette semaine (elle diffuse essentiellement des dramas américains habituellement dont le catalogue HBO) et qui s’intitule Hit & Miss !

Mia est une transsexuelle (de l’homme vers la femme) qui se trouve être par ailleurs tueuse à gage ! L’histoire débute lorsqu’elle reçoit un courrier d’une ex qui lui annonce être mourante avant de lui révéler que Mia est père d’un garçon de onze ans…
Avec un pitch pareil, vous vous dites : “mais qui a bien pu inventer ça ?!” (je le sais, je me suis moi-même posé la question…). Il s’agit de Paul Abbott, responsables de quelques unes des plus belles séries anglaises de ces dernières années dont State of Play et Shameless.

La question qu’on se pose tout naturellement ensuite, c’est comment interpréter un rôle aussi casse-gueule sans tomber dans la caricature ? C’est en fait assez simple ; en confiant ce travail à une actrice hors norme : Chloë Sevigny !
On la présente souvent comme une figure représentative d’une certaine hype au sein du cinéma indépendant (sans doute du fait de sont implication parallèle dans la mode). Son CV d’actrice est pourtant maintenant bien complet et varié. Elle n’est pas novice dans le domaine de la télévision puisqu’elle avait un second rôle important dans les cinq saisons de Big Love. Personnellement, je connais surtout son parcours au cinéma et notamment son premier film qui était Kids où elle étincelait déjà (à voir absolument).
Elle incarne ici Mia avec beaucoup de finesse et use de son visage si fascinant avec ce regard faussement nonchalant qui peut basculer vers la colère brutalement.

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Je ne vais pour l’instant pas trop m’attarder sur l’intrigue et plutôt insister sur la qualité visuelle de ce pilote. Sans utiliser d’effets inutiles la réalisation se structure autour d’un enchaînement dynamique de plan, alternant détails et plans large, de manière très contemporaine et s’appuyant sur une photographie très inspirée. Le résultat formel et très impressionnant, sublimant de fort belle manière des décors pourtant très différents, que ce soit la ville avec des quartiers sombres et interlopes (je crois avoir lu qu’il s’agit de Manchester) et la campagne anglaise profonde du Yorkshire.

C’est vraiment du très très haut niveau et l’image s’est imprimée dans ma tête durablement. Cette réalisation justifie largement à elle seule de s’intéresser à la série.

Pour le reste, nous verrons ce que réserve le déploiement de l’histoire. Il me semble avoir vu qu’il y avait six épisodes mais je n’ai pas trouvé confirmation (à bon entendeur ?!).

Visuels : Hit & Miss / Sky Atlantic

The Killing s02e05

The ghosts of the past -
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J’avoue qu’on est déjà un peu distancé par rapport à la diffusion de cette seconde saison de The Killing ! Mais ce cinquième épisode qui se propose de faire revivre les “fantômes du passé” ramène une belle force visuelle déjà aperçue lors des débuts.

Il faut tout de même aborder les doutes qui nous assaillent et que l’on pourraient résumer par : cette intrigue peut-elle durer éternellement ?!
La première saison s’étaient, et en particulier dans son final, révélée très avare en réponses. Les mystères principaux restaient entiers et le cliffhanger ne faisait qu’ajouter une incompréhension de plus. Si les scénaristes s’arrangent pour laisser entrevoir des bribes de révélations très progressivement, il faudra bien accélérer la manoeuvre à un moment ou un autre afin d’en finir avec cette affaire Rosie !
Toute la difficulté est là, à savoir maintenir le suspense le plus longtemps possible en ajoutant des zones d’ombres et, paradoxalement, en dissiper d’autres pour faire progresser nos deux héros de flics, déjà sérieusement bien abîmés…

Dans mon précédent post sur la série, je signalais l’abandon d’une certaine esthétique tirant très fort sur le bleu froid. Avec cet épisode, magistralement mis en images, on oublie très vite ce détail. La réalisation est signée Ed Bianchi, ancien producteur de Deadwood à la liste de faits d’armes impressionnante (The Wire, John from Cincinnati, Damages, Mad Men, Rubicon pour ne citer que celles là…).
Filmer la nuit prend un tout autre sens ! Les visages apparaissent réduits, perdus au milieu d’une multitudes de plans. Qu’il soit au ralenti ou à vitesse normale, on découvre des nuques, des profils et des trois quarts de visages qui expriment d’intenses émotions sans que les protagonistes n’aient eu la nécessité de parler.

On en viendrait presque à regretter que les producteurs n’aient pas fait appel à lui pour un épisode plus dramatique !

Visuel : The Killing / AMC

Smash s01e15

Bombshell -
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La première saison de Smash s’est donc achevée la semaine dernière. Nous retrouverons la série la saison prochaine mais il faudra attendre au moins janvier 2013 pour découvrir la suite.
On a eu depuis mon précédent post sur la série, la confirmation qu’NBC a bel et bien débauché Josh Safran, le showrunner de Gossip Girl pour reprendre le flambeau laissé vacant par sa créatrice, Theresa Rebeck qui reste tout de même à l’écriture. On peut donc s’attendre à un changement de direction…

Si vous avez suivi mes posts sur la série, vous savez déjà tout le bien que je pense de ce drama. On a beaucoup parlé de son genre (la comédie musicale) et de son positionnement par rapport à Glee mais, au final, il faut retenir que c’est avant tout un bon drama.
Les principaux reproches que j’ai pu lire tourne autour d’un virage Soap mal maîtrisé (essentiellement les problèmes de mariage de Julia) mais je pense sincèrement que tout cela est bien minoré par la présence d’un très bon casting qui fait le métier.
Côté musique, je suis un peu moins dithyrambique ! La plupart des morceaux qu’ils soient des originaux ou des reprises ne m’ont pas souvent fait dodeliner de la tête. Par contre les chorégraphies, surtout les collectives dans l’esprit des shows de Broadway, étaient percutantes et parvenaient à me faire oublier la banalité des orchestrations musicales…

Mais puisque je parle de Broadway, je tiens justement à m’y attarder dans ce bilan de première saison. Car au-delà d’un bon cast qui a su nous tenir en haleine dans les passages dramatiques jusqu’aux séquences de performances vocales et dansantes, il y a, il me semble un sujet fort.
Il y a actuellement peu de séries capables de réunir un large panel de personnages autour d’une idée directrice commune dans un cadre du réel contemporain (donc hors fantastique). Assister à la progression d’un spectacle de grande ampleur (du simple danseur en passant par l’assistant machiavélique jusqu’à la productrice), du tout début de la conception aux premiers pas sur scène, et ce, à l’échelle d’une saison, constitue une prise de risque qui mérite d’être reconnue comme telle au milieu de la tendance actuelle trop orientée vers les shows à la petite semaine, où l’on ne voudrait surtout pas perdre les téléspectateurs dilettantes…
Je pense qu’on ne défend pas assez cet intérêt pourtant majeur qui caractérise la série télévisée que de pouvoir étaler une intrigue sur une longue durée ! Et à ce titre, Smash y fait honneur en donnant ces lettres de noblesses à la scène de Broadway sur une durée de quinze épisodes.

Sans rien révéler pour ceux qui liraient ces lignes sans avoir vu l’épisode, on peut même remarquer que la série nous présente une vraie fin qui aurait été plutôt bien perçue si la série n’avait pas été renouvelée.

Visuel : Smash / NBC

Girls s01e05

Hard being easy -
Girls s01e05

Girls en est déjà à mi-saison et ne s’essouffle pas ! Au contraire, la série conserve toute sa spontanéité. L’acuité avec laquelle elle fait le tour de la question sexuelle contemporaine impose le respect.
La série ne plait pas à tout le monde et elle ne s’apprécie pas de la même manière. Personnellement, j’y vois beaucoup d’humour et de nombreuses scènes me font rire mais pour en avoir discuté avec d’autres amateurs, ce n’est pas le cas de tout le monde…

Allez je vous quitte en musique avec un excellent morceau (encore !) entendu pendant l’épisode. Il s’agit du duo suédois The Knife :


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Visuel : Girls / HBO
Musique : The Knife “heartbeats” (2003 Rabid Rec.)

Once Upon a Time s01e03

Snow falls -
Once Upon  a Time s01e03

C’est dimanche dernier qu’était diffusée la fin de première saison de Once Upon a Time. Je parle ici de première saison, car les audiences ayant été très solides, elle se poursuivra avec une seconde saison. En France, c’est M6 qui a acheté les droits de la série.
Après Suburgatory hier, nous continuons donc un petit tour des séries que nous avons laissé de côté en cours de saison, et pourquoi pas les réévaluer si possible…

On peut difficilement pointer du doigt des défauts dans cette série. L’idée originale qui consiste à faire avancer deux univers de front avec les mêmes acteurs, l’un étant féerique et l’autre contemporain, est très bien exploitée. Les deux anciens showrunners de Lost que sont Kitsis et Horowitz savent ce qu’ils font et je peux prétendre même en n’ayant vu que trois épisodes, qu’il ont parfaitement maîtrisé cette première saison !
Le casting, est lui aussi sans failles. Je retiens surtout une actrice que j’aime beaucoup : Lana Parrilla. J’étais déjà sous son charme dans Swingtown et elle détient ici un rôle très spectaculaire avec ce regard noir qui convient parfaitement pour la terrible méchante…

Alors comment expliquer que nous n’avons pas suivi OUaT régulièrement ?
Lorsque je me suis posé cette question avant d’écrire ce texte, je me suis longuement tiré les cheveux (j’exagère un peu, j’avoue…)  en essayant de former un début de réponse et puis c’est venu tout naturellement en repensant à Grimm, l’autre série qui se sert des comptes de fées (sur NBC, et qui a obtenu une seconde saison aussi).
Dans cette dernière, le contes de Grimm servent de point de départ à une série policière très portée sur le fantastique. Ce background de littérature populaire en général destiné aux enfants est détourné pour sublimer une série au genre plutôt banal par ailleurs.
Pour Once Upon a Time, l’utilisation du Prince Charmant et de Blanche Neige correspond tout à fait à la tradition et guide la série vers le divertissement le plus familial possible. C’est donc pour le téléspectateur l’assurance de découvrir une succession de scènes toutes plus mignonnes les unes que les autres et c’est sans doute là que nous perdons pied ! L’ensemble devient relativement prévisible, ou tout du moins sans surprise…

Je trouve là encore que tout est bien huilé et les auteurs évitent intelligemment les pièges du manichéisme qui doit pourtant leur tendre systématiquement les bras dans un sujet comme celui ci. Mais, et c’est aussi sûrement inhérent au domaine du conte de fée, la psychologie des personnage est binaire pour ne pas dire simpliste !

Voilà, il n’est pas exclu que nous continuons à voir un épisode de temps en temps mais quand bien même l’objet brille, il n’est pas pour autant aisé de s’y attacher.

Visuel : Once Upon a Time / ABC

Suburgatory s01e04

Don’t call me Shirley -
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Vous savez sûrement que nous sommes en pleine semaine des Upfronts aux US (semaine pendant laquelle les chaînes révèlent leurs grille de rentrée et donc lèvent le voile sur leurs nouveautés) et nous savons depuis la fin de semaine dernière quelles sont les séries 2011/12 qui auront le droit de continuer…
C’est l’occasion pour nous de tester à nouveau certaines séries qu’on avait délaissées parmi ces élues qui ont obtenu une suite. Voici donc Suburgatory, une comédie d’ABC qui a maintenu des audiences correctes tout au long de la saison (voir mes posts sur cette série).

On renoue contact avec le “purgatoire de la banlieue” comme si de rien n’était, accréditant le caractère divertissement sans trop de prétentions de cette Sitcom.
Je suis tout de même peu emballé par l’ensemble qui ne provoque pas ou peu de rire. C’est plutôt ennuyeux d’autant plus qu’on est dans un genre pourtant accessible et que je suis d’un naturel facile sur la rigolade.
Mais ce qui me gène le plus, c’est la surenchère de couleurs ! L’idée derrière cela est d’exagérer un contraste avec une certaine austérité du centre ville (New York en l’occurrence). Cependant cette satire qui s’exprime par l’accentuation criarde de l’univers des Desperate Housewives ne sert pas vraiment le propos et me fait dire que Suburgatory se déroule dans des décors ô combien factices….

Il y a tout de même une belle réussite à y découvrir et c’est son actrice principale : Jane Levy. On l’avait découverte dans quelques épisodes durant la première saison de Shameless version Showtime où elle faisait des débuts remarqués.
Dans Suburgatory, elle fascine par ce regard magnétique et ce visage qui lui permet d’être tour à tour dans l’enfance et la maturité (ce qui est très rare). Elles est très à l’aise dans ce rôle d’ado en décalage avec un environnement extrême et mérite à elle seule qu’on s’intéresse à la série.

On en viendrait presque à lui souhaiter que la série n’ait plus de succès afin de la voir dans un rôle avec plus d’ampleur dramatique et plus à même de faire éclater tout son talent…

Visuel : Suburgatory / ABC