(A&E) saison 2 prévue pour 2014

La saison 1 des aventures de Norma & Norman Bates s’est achevée en début de semaine. La série est un authentique succès pour la chaîne avec des audiences qui ont seulement été battues par Vikings sur le câble depuis le début de l’année.
La reconduction s’imposait donc et ce final installe de bonnes bases pour les épisodes à venir !
Si vous avez suivi mes posts sur Bates Motel, je ne vous apprendrais pas que j’attendais beaucoup de cette série. C’est avec un certain désenchantement que j’ai suivi la saison par la suite. Dans l’ensemble, le final est pourtant réussi mais pas suffisamment pour faire oublier un récit fouillis qu’il faudra clarifier la saison prochaine.
En attendant voici quelques commentaires sur les forces et faiblesses entrevues durant ces dix premiers épisodes.
Commençons par le concept et la gestion du prequel contemporain. On aurait tort de penser que la franchise Psycho n’est ici qu’un prétexte. Il est vrai que le désir de ne pas s’enfermer dans le carcan d’Hitchcock est flagrant. Placer Bates Motel à notre époque laisse une grande liberté aux auteurs qui peuvent ainsi s’affranchir de contraintes trop envahissantes.
L’héritage n’est toutefois pas renié ! les décors avec la fameuse maison notamment, sont fantastiques. Une pléiade de détails vient s’ajouter comme la taxidermie ou la vielle mercedes par exemples, et rappeler la filiation avec l’oeuvre originale.
Je peux comprendre que ces derniers représentaient une source de confusion pour certains mais j’estime qu’ils ont, au contraire, permis d’apposer une vraie coloration originale à la série.
Dans le prolongement, la mise en scène vient sublimer cet univers étonnant. Dans une continuité assez rare, l’ensemble de la saison bénéficie d’une photographie magnifique. La direction du pilote a été confié à l’expérimenté Tucker Gates (il signe cinq épisodes en tout) et plutôt que de vous imposer un long discours vide de sens, je vais le laisser tout vous expliquer ! (les extraits devraient achever de vous convaincre si vous n’aveiz encore rien vu de la série…)
-
En amont, on espérait aussi de belles choses du duo principal. On n’aura pas été déçu ! Freddie Highmore est parfait dans un registre de grand écart permanent entre le fiston à sa maman bien sage comme il faut et l’adolescent qui perd tout contrôle.
Mais (et vous n’avez pas finit d’en entendre parler !) c’est surtout Vera Farmiga qui impressionne. Je ne sais pas si les auteurs avaient conscience de pouvoir compter, en bout de course, sur une actrice aussi complète mais, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils s’en donné à coeur joie ! En l’espace d’une saison, elle aura tout fait, de la confession bouleversante au gag de situation en passant par l’épouvante et la scène d’abus sexuel. Tout cela, avec une précision et une justesse phénoménale…
C’est bien simple, je ne vois pas comment elle pourrait passer à côté de l’Emmy !
J’ai toutefois gardé le point qui fâche pour la fin ! Avec des personnages si hauts en couleurs, j’ai encore du mal à comprendre comment les choses ont pu être aussi longues à démarrer. C’est un peu comme si toute la saison n’avait été qu’une mise en place. Tout cela souffrait en plus d’un manque de continuité latent. Certaines directions au scénario s’éteignaient brutalement pour renaître bien plus tard dans un à peu près généralisé !
On peine à croire que l’un des créateurs de la série annonce Lost sur son CV ! Cela manquait cruellement de rebondissements que diable…
En résumé Bates Motel a le profil d’une série qui n’aurait pas fait l’enfeu sur une grande chaîne. Elle a tout de même de flagrantes qualités que l’on aimeraient voir plus en valeur pour la suite !
Visuels : Bates Motel / A&E










